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Semer dans une coquille d’œuf impose de rempoter très vite

Jolie et zéro déchet, la demi-coquille remplie de terreau offre très peu de place aux jeunes plants et impose un rempotage presque immédiat.

Anne-Sophie Brun Par Anne-Sophie Brun
3 min de lecture
Semer dans une coquille d’œuf impose de rempoter très vite
Un semis dans une coquille d'œuf, qu'il faut rempoter très vite une fois la pousse levée.

Garder une moitié d’œuf vidée, y tasser du terreau et y glisser quelques graines : l’astuce est présentée comme jolie et zéro déchet. Reste à savoir si ce minuscule récipient convient à de jeunes plants, qui réclament un drainage, de la place et une eau bien gérée.

En bref

  • Reste à savoir si ce minuscule récipient convient à de jeunes plants, qui réclament un drainage, de la place et une eau bien gérée.
  • Elle convient pour semer, avec des enfants, un petit nombre de graines de salades, de fleurs annuelles ou de plantes aromatiques.
  • Ce mode de semis ne convient pas aux légumes-racines tels que carottes, panais ou radis noirs, mais il est conseillé pour la laitue, la betterave ou l’artichaut, qui supportent mal le repiquage.

Ce que la coquille ne peut pas offrir

Selon maison-travaux.fr, les demi-coquilles contiennent très peu de terreau. Or les experts nord-américains conseillent de rempoter dans un contenant de 2,5 à 5 cm plus large dès que la motte occupe tout le premier godet. Avec une coquille, ce moment survient presque tout de suite.

Larry Hodgson, du blog Jardinier Paresseux, explique que ces semis réussissent rarement : le contenant est trop petit et force à rempoter très tôt.

Reste la croyance du calcium. La coquille est surtout du carbonate de calcium, très peu soluble, qui se libère sur plusieurs mois. Pour un plant gardé quelques semaines, l’apport nutritif est quasi nul.

Les cas où elle reste utile

La coquille a deux atouts : elle vient de la récupération et elle est biodégradable. Elle convient pour semer, avec des enfants, un petit nombre de graines de salades, de fleurs annuelles ou de plantes aromatiques. Pour des espèces qui passent peu de temps à l’intérieur avant d’être repiquées, elle peut suffire.

Réussir ses semis en coquille, pas à pas

Les spécialistes de l’extension de l’Université du Minnesota indiquent que tout contenant de semis doit comporter un trou de drainage, pour éviter l’eau stagnante et la fonte des semis. Une coquille intacte garde l’eau au fond : il faut donc la percer.

  1. Rincer et sécher la coquille, puis percer délicatement sa base.
  2. La caler dans une boîte à œufs qui lui sert de support.
  3. La garnir de terreau spécial semis légèrement humidifié. Un compost maison doit être bien décomposé, sans champignons nocifs, et mêlé à du sable ou de la perlite.
  4. Poser 1 à 3 graines, enterrées à deux fois leur largeur.
  5. Arroser au pulvérisateur ou par capillarité, en évacuant l’excès d’eau.
  6. Au repiquage, fendre la coquille et sa membrane sur plusieurs côtés, puis saisir la plantule par une feuille ou par la motte, jamais par la tige.

Coquille ou godet : ce qui change

Pour des semis conservés longtemps en intérieur, beaucoup de jardiniers optent pour des contenants plus spacieux et réemployés, tels que des pots de yaourt perforés ou des godets en papier.

Critère Coquille d’œuf Pot de yaourt ou godet en papier
Volume pour les racines Très faible, rempotage précoce Plus grand, séjour plus long possible
Récupération Oui, biodégradable Oui, pots réemployés ou godets en papier
Durée adaptée Courte, espèces rapides Semis gardés longtemps en intérieur

D’après leparisien.fr, le semis en godet lance les cultures plus tôt et assure une meilleure germination ainsi qu’une plus grande robustesse qu’en pleine terre. Il exige en échange du temps, de l’énergie, du matériel et du terreau, et son repiquage prend du temps.

Les plantules y démarrent à l’abri, puis passent en pleine terre une fois les gelées terminées. Ce mode de semis ne convient pas aux légumes-racines tels que carottes, panais ou radis noirs, mais il est conseillé pour la laitue, la betterave ou l’artichaut, qui supportent mal le repiquage.

Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : chandra diantara. Licence Pexels.

Anne-Sophie Brun

Décoration, objets, linge et arts de la table

Anne-Sophie Brun

Anne-Sophie Brun a été acheteuse de linge de maison pour un grossiste pendant une quinzaine d'années. Elle écrit pour MySweetDeco sur le linge de maison et l'art de la table : matières, entretien, vaisselle, dressage et tables de fête. Elle repasse encore ses serviettes en lin, par goût plus que par obligation.